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PREVIEW DTV - Lesbian Vampire Killers

4 février 2010 | Par : Mae-Nak

Le retour de l’humour anglo-saxon ?

Après avoir excellé dans l’art gothique grâce, notamment, aux efforts de la célèbre Hammer dans le domaine, l’Angleterre se fit plus discrète durant quelques décennies, la faute à un système de production quasiment nul. Heureusement, Edgar Wright et son savoureux Shaun of the Dead passèrent par là et initièrent une nouvelle vague de films anglo-saxons, plus axés sur les délires de leurs scénaristes et comédiens. A ce titre, on attend donc beaucoup du Lesbian Vampire Killers qui nous occupe aujourd’hui, son simple titre faisant déjà référence à des œuvres cultes du style Vampyros Lesbos.

Le réal Phil Claydon, néophyte dans le domaine du long-métrage, est donc porteur de nombreux espoirs et son film est attendu par de nombreux fantasticophiles, charmés par la promotion du métrage, qui laissa entrevoir de belles possibilités. En effet, de visuels charmeurs et clips déjantés, Lesbian Vampire Killers est parvenu à se frayer un passage et à traverser la Manche pour venir se livrer au public français ce 17 juin, soit près de trois mois après avoir envahi les salles anglaises.

Lesbian Vampire Killers se présente dès lors comme un film étonnant qui prend à contre-pied le mythe vampirique asseyant, en général, un mâle empli de testostérone sur le trône du suceur de sang. Claydon, quant à lui, préfère la féminité de quelques bombes sexuelles, accros à l’hémoglobine et qui, à l’image de ce qui se faisait dans les 70’s, s’en vont botter les fesses et éclater les jugulaires de quelques hommes innocents. A ce titre, les deux héros de l’œuvre, Fletch et Jimmy, auront fort à faire pour lutter contre les vampires, étant donné qu’ils sont les deux plus gros loosers de la planète.

La mise en scène de ces deux loosers devrait s’avérer être la pierre angulaire du récit de Claydon, mais, surtout, demeure une arme à double tranchant pour l’ensemble. En effet, si les quelques effets comiques mis en place par le réal ne fonctionnent pas et que, de surcroît, les protagonistes principaux ne parviennent pas à se rendre sympathiques aux yeux des spectateurs, il y a de fortes chances pour que le beau tableau dépeint en ces lignes se transforme en un Z agaçant à souhait.

Mais nous n’en sommes bien entendu pas encore là, et les reviews provenant d’Angleterre paraissent encourageantes, ou tout au moins, mitigées, un peu comme l’avis de notre chère Ursula von Trash (voir critique). Geeks, amateurs de rire facile et d’homosexualité féminine agrémentée de sang, ce film est sans doute pour vous.

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