Alors que l'on croyait les Judas définitivement morts, ceux-ci refont surface. Ils construisent leur nid près d'une école où enseigne Rémy, une experte sur les insectes. En effet, elle était l'assistante de Susan (Mira Sorvino dans Mimic) et donc a eu connaissance de la création d'insectes génétiquement modifiés. Ces derniers sont devenus plus redoutables car ils peuvent parfaitement prendre apparence humaine.
Le concept Mimic est né grâce aux fruits du génie de Guillermo Del Toro qui a réussi à rendre bon un film que les producteurs ont essayé de réduire au strict spectacle. Ainsi, Mimic a pu étonner spectateurs et critiques tant le réalisateur mexicain avait réussi à donner une atmosphère pesante au film et une véritable dimension aux personnages.
Malheureusement, une fois n’est pas coutume, la séquelle n’atteint jamais le niveau du premier film. Ainsi, Jean de Segonzac, réalisateur habitué aux séries télévisées (Battlestar Galactica,La 13ème dimension, CSI) n’a-t-il jamais réussi à égaler la performance de Del Toro et a-t-il fait quelques flagrantes fautes de goût.
Reprenant les insectes du premier opus, il les montre en plein jour. Idée relativement bonne ma foi. Sauf que cet éclairage fait apparaître les faiblesses des maquillages et rend d’emblée le film stupide. De plus, le scénario n’est pas à la hauteur de l’événement : un insecte géant qui a choisi (sans qu’on sache pourquoi) que Rémy serait la mère idéale pour ses futures progénitures, ça a de quoi choquer et repousser. Mais ce n’est encore rien comparé aux bourdes scénaristiques en comparaison avec le premier épisode. Dans Mimic, il s’agissait de croisements de mante religieuse et de termites pour exterminer des cafards. Désormais, ce sont des cafards géants créés à partir de gènes de termites et de fourmis. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’en quatre ans, elles ont bien changé ces bestioles !
Le casting est exactement au même niveau que ces trous béants résidant dans l’histoire.
Alix Koromzay n’arrive jamais à égaler la performance de Mira Sorvino et joue d’une très piètre manière cette institutrice névrosée incapable d’entretenir des relations humaines. Que dire alors des deux enfants qui l’accompagnent dont le plus grand nous offre une démonstration de savoir-faire lorsqu’il s’agit de s’asperger de déodorant ou quand les seins de son ex-institutrice sont à sa portée…
L’apothéose du mauvais goût arrive à son comble lors de la scène finale. On comprend alors que rien ne sera venu sauver un métrage en pleine dérive qui ne mérite pas plus qu’un deux ou trois sur dix.
Car il est certaines choses qui restent intéressantes. Les créatures, lorsqu’elles ne sont pas trop montrées, sont réalistes et la plupart des effets spéciaux sauvent quelque peu le reste de dignité du film...
Un petit conseil, monsieur de Segonzac, restez dans les séries télé. Parce que, même si c’était court (1h19 en tout), qu’est-ce que c’était nul !
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