A la tête d'un commando d'élite, le major Dutch SCHAEFER est envoyé dans la jungle sud-américaine afin de libérer des hommes pris en otage par des guérilleros. Sur place, le groupe découvre avec horreur les corps mutilés et dépecés des prisonniers. Une créature extraterrestre redoutable s'est installé dans la jungle et traque sans pitié tous les hommes qui croisent son chemin...
Pour se faire une première idée de ce film, il suffit de regarder la filmographie de McTiernan lors du début de sa carrière : révélé par Predator, il enchaînera ensuite par Die Hard et Die Hard 3. Je peux donc classer ce réalisateur dans le genre « films d’action musclés », et c’est exactement ce qu’est Predator ! Je ne peux dès lors pas dire que j’ai réellement adoré ce film mais je me suis efforcé de
réaliser une critique neutre et juste sur un des fleurons d’un genre pas trop apprécié.
Et c’est bien de fleuron dont il est question tellement ce film reprend à merveille tous les stéréotypes et toutes les qualités de cette vague de films qui ont envahi nos écrans dans les 80’s. Les Die Hard, Rocky et autres Conan le Barbare ont trouvé leur maître en la personne de Predator, extraterrestre chasseur intergalactique ! Le scénario n’a rien de très original dans le sens où, un gros monstre débarqué d’une autre planète qui vient juste pour chasser les gentils humains, c’est sans doute un peu limite pour être qualifié de scénario de génie !
Cette trame scénaristique n’est qu’un prétexte à une avalanche de fusillades et violences en tout genre qui dureront quasi tout le film, nous faisant même oublier qu’il s’agissait d’un extraterrestre dans le camp adverse ! Ceci irrite au plus haut point, mais encore
une fois, mettons-nous dans la peau d’un amateur de film de ce genre : les scènes d’action sont haletantes et parfaitement réussies, l’œuvre est réaliste et certaines scènes font un petit clin d’œil au gore. De quoi ravir sans aucun doute les fans de ce cinéma.
D’autres fans seront à la fête aussi lors de ce métrage : ceux d’Arnold Schwazenegger ! Le gouverneur de Californie nous montre ses muscles durant tout le film et use de la gâchette comme personne… Et comme dans presque tous les films où il a joué, il est le seul survivant de la terrible chasse ouverte par notre ami Predator. Fans contents peut-être mais pas moi : Arnold est égal à lui-même et donc pitoyable à mes yeux ! Autant il m’avait ébloui dans Running Man (film d’action d’une toute autre qualité !), autant ici il a le don de m’agacer à chaque fois qu’il ouvre la bouche ou qu’il montre ses muscles ! La musique et les effets spéciaux peuvent être jugés comme bons, même si nous sommes bien loin de la finesse d’Alien ! C’est le jour et la nuit entre ces deux sagas pourtant réunies dorénavant !
En tout cas, j’ai choisi mon camp : je soutiens Alien à 100% ! Les fans de Schwarzy devront défendre Predator tout seuls !
Film phare des années 80, Predator est un monument de SF à l’américaine, porté par sa créature qui depuis à fait du chemin, alors à l’heure des Alien vs Predator et de l’avenir plus qu’incertain de son réalisateur John McTiernan, repenchons-nous sur ce chef-d’œuvre old school.
Quand on voit sur une affiche de cinéma : Arnold Schwarzenegger, on se
dit tout de suite qu’on n’assistera pas à un échange de points de vue cultivés autour d’une table, où les dialogues pompeux s’enchaînent allègrement. Au pire, on assistera à une bonne série B bien bourrine qui flingue dans tous les coins. Mais quand on rajoute McTiernan derrière la caméra, réalisateur au talent certain, responsable de quelques perles hollywoodiennes, ça devient tout de suite plus intéressant.
Le mélange est donc prometteur dès le début, et les premières scènes du film ne détrompent pas. On ne tourne pas autour du pot et on entre directement dans le vif du sujet, avec un intérêt certain pour la musculature de Schwarzy et celle de Carl Weathers. Mais déjà McTiernan évite un piège du genre, en signant des dialogues simples et en n’essayant pas de faire philosopher notre bien aimé autrichien bodybuildé, et c’est déjà beaucoup. Le reste est de la même facture : des gros bras, des blagues machos et de la testostérone à revendre. Bref, un film d’hommes, joué par des hommes pour des hommes (un film Mennen quoi - ndlr).
Mais Predator n’est pas qu’un métrage d’action bourrin, sinon il n’aurait pas mérité son statut de film culte. Et l’aspect SF est bien sûr porté par la non moins connue créature répondant au doux nom de Predator, super chasseur venu de l’espace, qui prend un malin plaisir à tuer des humains à tour de bras. Et en termes de créature, McTiernan évite également les principaux écueils habituels : au lieu de sombrer dans le slasher bateau, où il se contenterait d’aligner les morts, il joue sur la suggestion, ne faisant apparaître sa créature (créée par le génial Stan Winston) qu’à la fin du film.
Le film entier est basé sur sa supposée présence, qui se calque en réalité à celle de la forêt. L’ambiance du film est donc très importante, et même les personnages ne deviennent que prétextes à l’instauration d’une atmosphère étouffante et implacable. Et c’est ici que le talent de mise en scène de McTiernan magnifie le film, entre vision thermique et dialogues bas de niveau, le film ne subit aucun temps mort et le spectateur suit l’intrigue le souffle court.
Mais tout bon film d’action doit posséder une fin exceptionnelle, et l’affrontement entre le Predator et monsieur muscle alias Schwarzy était
inévitable. Même si celle-ci n’est pas aussi hardcore que le reste du film le laissait présager, les cadavres dépecés tranchent tout de même avec l’absence de violence du final. On assiste avec bonheur à la rencontre de deux monstres du cinéma, bien avant la rencontre avec les Aliens. Même si le dénouement ne laisse présager aucune originalité, la mise en scène est assez efficace pour faire passer le morceau.
Un grand film d’action et de science-fiction, qui doit tout à son réalisateur mais aussi à un script signé Shane Black (présent dans le film d’ailleurs) et des acteurs aussi charismatiques que Schwarzy, quand ils sont correctement utilisés. Un film d’action simple, qui ne se prend pas la tête, qui s’assume comme tel et qui ne veut jamais se surestimer. Tellement rare de nos jours qu’on ne peut qu’apprécier ce classique de décomplexion typiquement eighties.
Oeuvres liées :
Après s’être fait remarquer avec Nomads (où il mettait déjà en scène l’indicible), John McTiernan est propulsé sur son premier gros tournage hollywoodien. A l’époque, les films d’action musclés et la science-fiction cartonnent au box-office. Predator (initialement titré Hunter) sera donc en quelque sorte la rencontre entre Commando et Aliens. A partir de ce postulat aussi simpliste qu’opportuniste, le réalisateur obtient pourtant l’une des œuvres phares du survival, souvent imitée mais jamais égalée. Une saga était née mais plus encore, un génie était révélé.
Une bande de mercenaires envoyés en mission au cœur de la jungle latino-américaine est confrontée à une entité invisible les décimant les uns après les autres. Des soldats plongés en pleine jungle face à un extra-terrestre belliqueux, voilà pour ce qui est de l’histoire. Il n’en faut pas plus à John McTiernan, qui rêvait à l’époque de mettre en scène un film d’action à l’ancienne, remplit d’hommes plus grands que nature, de se faire un nom à Hollywood. En y apportant toute son énergie (le tournage fut loin d’être une sinécure), sa personnalité et sa virtuosité, il remplit non seulement son cahier de charges mais il crée également une nouvelle référence en la matière. Presque entièrement tourné en décors naturels dans les forêts mexicaines de Puerto Vallarta et Palanque, McT exploite parfaitement la topographie des lieux, ne renonçant jamais devant les difficultés présentes sur le terrain pour obtenir le plan séquence qu’il a en tête. Un véritable tournage « commando » où personne ne fut épargné, et surtout pas les comédiens qui suivirent un entraînement des plus sérieux avant de se lancer dans l’aventure. La plupart sont des gros bras ou de véritables durs à cuire, comme Arnold Schwarzenegger, Carl Weathers (Rocky, Action Jackson),
Bill Duke (déjà aux côtés de Schwarzy dans Commando), Sonny Landham (Haute sécurité, Best of the best 2) ou encore le lutteur Jesse Ventura (Running Man). D’autres sont moins enclin à l’exercice, comme le scénariste Shane Black (L’arme fatale), au demeurant tout à fait crédible, et qui apporte son grain de sel en improvisant quelques répliques juteuses. Tous apportent leur contribution au film, et leur caractérisation forte à l’écran les rend tous plus ou moins inoubliables quand arrive leur grande scène (le sacrifice de Billy, le monologue au clair de lune de Mac,...). Arnold Schwarzenegger y trouve d’ailleurs le rôle de sa vie, le personnage de Dutch étant parfaitement conçut pour son jeu, rehaussé par des échanges tendus face à Dillon (Carl Weathers, son contrepoint idéal) et atteignant des sommets lors d’un affrontement final monumental, aussi bestial que naturaliste, contre le predator.
C’est à ce moment là seulement que l’on découvre le look complet du chasseur intergalactique, une créature qui bénéficie dans sa conception de tout le talent de Stan Winston qui lui apporte ses éléments les plus célèbres (le look rasta, les mandibules,...) alors qu’à l’origine l’extra-terrestre s’apparentait davantage à une dinde géante ( !). C’est à ce génie des maquillages que l’on doit cette incroyable créature, l’une des plus originales et impressionnantes de l’histoire du cinéma fantastique. Quant à sa gestuelle, on la doit en grande partie au talent de l’acteur Kevin Peter Hall (Bigfoot et les Henderson), un géant de 2m28 bien plus courageux qu’un certain Jean-Claude Van Damme qui devait endosser le rôle et qui abandonna devant les multiples difficultés liées au costume. Après avoir endossé le rôle une seconde fois pour les besoins du deuxième opus, l’afro-américain décéda tragiquement peu de temps après le tournage du film, cette fois dirigé par Stephen Hopkins (Freddy 5, L’ombre et la proie). Une suite qui ne parviendra pas à retrouver tout le savoir-faire du premier opus, mais qui aura le courage d’en proposer d’intéressantes alternatives (l’action située en milieu urbain, un héros à l’opposé du tas de muscles,...). Mais ça, c’est une autre histoire...
Avec Predator John McTiernan offre non seulement un spectacle musclé entièrement jouissif, mais il ouvre également une nouvelle voie au genre survival. Grâce à toute sa virtuosité, il rend la jungle incroyablement étouffante, livre des plans séquences étonnants et magnifie ses acteurs comme peu l’ont fait avant lui. De la mise en scène au casting 100% badass en passant par la superbe musique tribale d’Alan Silvestri, les punchlines inoubliables et le look invraisemblable du predator (« you’re one ugly motherfucker »), ce premier film consacré au chasseur intergalactique reste à ce jour une œuvre culte insurmontable qui ne trouvera pas, à ce jour, d’égal. Un sommet du genre.


Coup de coeur !C’est un film excellent il n’y a rien a dire deçu surtout c’est en 1987 !
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